Tous les articles par Houda Laabadi

A Business student and book geek. Words are my passion. Lover of literature, music and art. Addicted to Game of thrones, DIY and so many other weird things. Always high on caffeine and music, discovering new artists is my hobby.

Les chroniques du weekend : Quand l’été vous laisse tomber (le connard !)

Bonjour, bonsoir ! Cela fait bien longtemps que je n’ai pas publié de chronique du weekend et je m’en excuse, j’étais occupée à … lire des bouquins et regarder des séries. Merde, c’est l’été et je ne suis même pas encore partie à la plage. J’ai l’impression d’avoir passé toutes mes vacances à attendre mon prochain voyage en Corée (du Sud, vous n’avez même pas besoin de poser cette question), non que ça n’en vaille pas la peine; bien au contraire, les gens veulent vivre l’American dream, moi je choisis le Korean dream (comme toute obsédée de Kdramas et de Korean rap qui se respecte.)

Mood de la semaine : Il s’avère que l’enfer soit réel. Non non, je ne plaisante pas. J’y ai été. C’est le tram de Casablanca à l’heure de pointe. La chaleur y est infernale et ne parlons même pas de l’odeur, je crois que j’y ai été tellement exposée que mon nez ne marche plus. Il se peut que ça devienne radioactif aussi, rien n’est impossible.

Voilà donc pourquoi, aujourd’hui, j’écris pour me plaindre du manque de plages de sable fin et de Piña Coladas dans ma vie (Piñas Coladas ? Pinãs Colada ? Je ne sais vraiment pas, il va falloir que je google ce truc).

Revenons donc à nos moutons, la playlist que je vous propose ce weekend est offerte à toute personne, qui comme moi, a passé les deux premiers mois de son été enfermée entre quatre murs, climatisés certes (enfin, si vous êtes chanceux, sinon vous vous tapez l’ennui ET la fournaise, et je ne vous plains pas), mais qui n’en restent pas moins ennuyeux à mourir.

Profitez donc de votre temps au bureau (ou chez vous, si vous travaillez depuis la maison) en écoutant cette playlist spéciale « 3ala l9ahwa », un concept qui prend des chansons Pop connues et les mélange avec une petite pincée de rythmes orientaux. Un délice pour les oreilles, vraiment !

Les chroniques du weekend : L’art de l’amour au 21ème siècle

Bonjour, bonsoir. Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour ! Bon, j’arrête les références à Pokémon. MIAOUS MIAOUS ! Okay, là, j’arrête, pour de vrai.

Mood de la semaine : Je viens de boire de l’eau de Javel. Non vraiment, je ne plaisante pas. Ma mère en avait mis dans le frigo, et moi, comme une pauvre conne, j’en ai bu, croyant que c’était de l’eau. Dieu, ce que c’est dégueulasse ! Alors, là, c’est sûr, jamais je ne deviendrai addict à l’eau de Javel. Il se peut que d’ici quelques jours, je sois morte. S’il vous plait, je voudrais être enterrée avec mes livres et mon billet d’avion pour Séoul que je n’aurais jamais eu à utiliser puisque j’aurais été mangée par les vers bien avant.  EW… MERCI MAMAN !

Aussi, je suis entrain de relire le sublimissime 1Q84 (tout en écoutant du Wagner, because I’m fancy that way), de l’auteur japonais Haruki Murakami, et j’en savoure chaque mot. Le seul problème qui se pose, c’est que je souffre de boulimie intellectuelle, ce qui veut dire que je finirai sûrement le livre avant demain matin (Il est maintenant minuit, et je passerai la nuit à le lire, parce que je n’ai pas mieux à faire et que ma vie est beaucoup trop ennuyeuse).

Chanson de la semaine : Richard Wagner – Der Traum an die Sommernacht. Bon, techniquement, ce n’est pas une chanson à proprement parler. Mais je n’y peux rien, cette semaine, je n’ai écouté que du classique, ou plutôt, je n’ai fait qu’écouter cette œuvre d’art en boucle. Les mots me manquent pour décrire une mélodie aussi belle, aussi douce, aussi raffinée que celle-ci. C’est le genre de pièce musicale que l’on ressent plus qu’on écoute. Un mélange de notes savamment jouées, qui mettent le baume au cœur.

Nous en arrivons maintenant au sujet principale de la chronique de ce weekend. ROULEMENTS DE TAMBOUR … DUM DUM DUM … L’AMOUR ! Mais pas n’importe lequel. L’amour au 21ème siècle. Imaginez avec moi Roméo et Juliette pendant notre ère: Je suis certaine que n’aurions pas eu une fin aussi tragique et une histoire d’amour aussi ridicule (oui, ridicule.)

Ma relation avec l’amour est assez très compliquée. Je suis désespérément romantique, mais je ne me laisse jamais aller aux émois ou autre vulgaires  (sorry not sorry) démonstrations d’affection. Je ressemble à un handicapé, sauf que mon handicap est émotionnel. Aussi, je suspecte que je suis plus fascinée par l’idée de l’amour lui-même que je ne pourrais jamais l’être par une personne. C’est le concept qui m’intéresse, pas son application. Bref, pour le dire plus simplement, je suis dans la merde.

Le fait que l’on soit tout le temps connectés n’aide pas non plus. A force d’être en constante discussion, sur Facebook, Whatsapp et autres a ruiné la romance. Avant, les gens s’écrivaient des lettres, et attendaient des semaines pour lire les pensées de leur bien-aimé. Aujourd’hui, tu me fais un « vu » sur Facebook en ne me répondant pas, et je jure de ne plus jamais te reparler. Mais je pense que ça m’arrange, quand on est phobique de l’engagement comme moi (et surtout, allergique aux sentiments), on chercher toujours la petite bête pour tout foirer en l’air (je suis un cas désespéré).

En tout cas, j’avais envie d’écrire à propos de mes déboires amoureux inexistants, mais j’avais aussi envie de partager avec vous une playlist classique for the hopeless romantic in you, comme on le dirait en anglais. (SPOILER ALERT: C’est une playlist spécial Yiruma).

Alors voilà, ENJOY !

Les chroniques du weekend : Aventures Ramadanesques

Bonjour, bonsoir. C’est Ramadan ! Pour certains, ce mois est synonyme de spiritualité, de jeun, non seulement du corps, mais aussi de l’esprit. Pour moi, il est synonyme de gâteaux, quiches et autres mets plus caloriques les uns que les autres. Vous l’avez compris, Ramadan pour moi est égal à NOURRITURE, mon premier et dernier amour.

Mood de la semaine : Je MEURS de faim. Et puis, après le coucher du soleil, je souffre d’indigestion et autres maux qui touchent une personne qui mange trop rapidement. Je n’y peux rien, à l’heure du Ftour, mon cerveau fait un stand down et donne tout le pouvoir à mon estomac, qui, bien sûr, ne connait pas le mot « modération ». Enfin, je ne pense pas que mon cerveau connait ce mot non plus. Donc, je ne peux pas vraiment blâmer mes entrailles. « Entrailles », je n’ai pas utilisé ce mot depuis une éternité. On dirait que mon manque de caféine déclenche en moi l’utilisation de mots « inhabituels ».

Chanson de la semaine : Paolo Nutini – Jenny don’t be hasty. Le rythme de la chanson et la voix de Nutini offriraient un orgasme auditif à un sourd. Oui oui, je n’exagère pas, Paolo Nutini is THAT good, comme on le dirait en anglais. Il faut dire aussi que le fait que la chanson fût écrite par Paolo pour sa petite copine qui était plus vieille que lui y ajoute une pincée de piquant. Les couguars sont en vogue ces derniers jours, et je ne parle pas d’animaux, si vous voyez ce que je veux dire.

Maintenant, passons au sujet de ma chronique : Mes aventures ramadanesques. Entre bons petits plats mijotés par mes soins (oui, j’aime cuisiner, ce que je déteste, c’est faire le ménage après quand la cuisine ressemble à un champ de bataille), nouvelles séries à regarder, articles à rédiger, travail ET nouveaux poèmes à écrire (je prends ce petit moment pour me faire un peu de promotion : Oyez oyez, j’écris de la poésie que je publie sur mon blog, Houda’s Crib, check it out !)… merde, cette phrase est beaucoup trop longue. Bref, entre TOUT ça, on peut dire que je n’ai pas une seule minute à épargner.

Mais, j’ai tout de même pris le temps de vous concocter une playlist de mon choix, avec, au programme, du Souad Massi, du Oûd (bel instrument, n’est ce pas ?), du Yazan Haifawi, du Fairouz etc… Que des chansons arabes, mais pas n’importe lesquelles. Des chansons dont les paroles poétiques et les rythmes incandescents charmeraient les plus exigeantes des oreilles, et comme nous le savons tous, les lecteurs de Vinylemag sont plus qu’exigeants quand il s’agit de musique (un peu de passage de pommade ne fait de mal à personne).

Voilà donc, j’espère que vous apprécierez la playlist et que vous n’en avez pas ras les boules de mon humour (qui, probablement, ne fait rire que moi). ENJOY !

Les chroniques du weekend : Welcoming summer

Bonjour, bonsoir. Cela fait une éternité que je n’ai pas écrit d’article, donc, je vous préviens : Il se peut que celui-ci soit un peu plus bizarre que la moyenne.

Mood de la semaine : Probablement sur le point de tuer quelqu’un parce que je n’ai pas de connexion Internet, et comme tout junkie qui se respecte, je suis EN MAAAAANQUE. J’écris donc cet article une semaine à l’avance au cas où je me retrouve en prison d’ici quelques jours pour avoir mis le feu au siège d’une certaine entreprise de télécommunication marocaine.

Chanson de la semaine : The Kooks – Bad Habit ? Peut-être. Après avoir fini mon semestre, j’ai retrouvé mes mauvaises habitudes d’été. Quand vous lisez « mauvaises habitudes d’été », je suis sûre que certains d’entre vous pensent aux fêtes et « other mayhems » comme on dit en anglais. HA HA. Non, mes mauvaises habitudes sont, en ordre décroissant :

  1. Passer toute la journée au lit à regarder des séries.
  2. Me nourrir essentiellement de café et de glaces.
  3. Me balader pendant trois jours chez moi avec les cheveux décoiffés et sans raison de vivre apparente.
  4. Spoiler mes amis à chaque sortie d’un nouvel épisode de Game Of Thrones. NO. ONE. IS. SAFE.

Vous l’aurez compris,  je suis le genre de personne qui préférerait rester chez elle à lire des bouquins ou regarder des films qu’à sortir faire la fête. Et j’aime ça. Je suis contente de l’état de ma vie. Enfin, pour l’instant. Qui sait comment les choses tourneront d’ici quelques années ? Peut-être que je souffrirai d’une puberté tardive et me rebellerai contre mes propres choix. Ce serait le pied, hein ?

En tout cas, tout ça pour dire que mes chroniques, qui viendront chaque semaine, pourraient vous ennuyer. Ou vous pousser à venir me lyncher jusqu’à ce que mort s’en suive. Tout peut arriver. Ces articles n’auront pas vraiment de raison significative à part utiliser Vinylemag comme mon journal intime personnel, bien sûr, sans les détails embarrassants. Ou peut-être avec  les détails embarrassants ? Cela rendra certainement votre lecture beaucoup plus intéressante. Je n’ai pas encore décidé.

Un autre de mes problèmes, l’indécision. Même en écrivant, là, tout de suite, affalée sur mon lit, je ne sais toujours pas de quoi j’ai envie de parler dans ces chroniques. Voilà pourquoi cet article ressemble plus au monologue interne d’une maniaque qu’au travail d’une professionnelle. Non que j’aie jamais été professionnelle. J’écris avec l’humour d’un enfant de cinq ans, bon sang !

Mmmm… alors, l’idée de ces chroniques, c’est de vous concocter une playlist variée, de mes soins, tout en vous faisant voyager vers les fin fonds de ma vie ennuyeuse. Tout ça dans le but de vous laver le cerveau et de conquérir le monde. Je plaisante. En y repensant, peut- être pas.

La première playlist vient avec cet article même. J’ai pensé à un petit quelque chose pour célébrer l’été, parce que : Le soleil ! La mer ! Les sorties ! Le café glacé ! Ne pas mettre le pied dehors pendant 4 jours consécutifs parce que l’école c’est fini ! 12h de séries par jour  sans me sentir coupable de délaisser mes études parce que JE PEUX ! Ah, ce que c’est bon l’été.

J’espère donc que vous apprécierez ce petit quelque chose que je vous ai préparé. Au weekend prochain !

 

First discoveries of 2016 : I Don’t Like Mondays, Caught A Ghost, TAKH Project and others …

December 31st, 2015, midnight:

While people were partying, celebrating the New Year, and probably having their famous midnight kiss, I was studying for my finals. YEY! Okay, who am I kidding ? I wasn’t really studying, I was procrastinating. And since I like to be lazy, but with style, I was doing it using music. For a whole week, I lost myself in the treasure island that is Youtube instead of learning about B to B marketing and how to manage human ressources. And oh boy, did I discover some really good music! So, without further ado, let me introduce you to those marvelous gems!

Fadoul:

No one knew who Fadoul was until a few years ago. One of his songs was discovered in an old shop in the Medina of Casablanca by the German Jannis Stürtz, who made it his duty to find out more about this talented Arabic Funk musician. Sadly, he learnt that Fadoul died in 1991, at the age of fifty, but his art remains and you get to discover him today with his Arabic cover of James Brown‘s Papa got a brand new bag, called Sid Redad.

I Don’t Like Mondays:

No, this is not me complaining about the worst day of the week (can we get rid of Mondays though ? Please ?). I Don’t Like Mondays is a Tokyo-based Japanese band whose happy music (and let’s not lie, good looks too) won my heart. Discover them here with their song FIRE.

Caught A Ghost: 

I discovered this American band while watching a video about Natalie Dormer (I have the weirdest obsession with her). Caught A Ghost is an indie electro soul band based in Los Angeles, and whose music reminds me of my favourite band, The Heavy. Check out their song Hold Out.

TAKH Project:

TAKH Project is a collaboration between three talented artists: Ezz Shahwan, Yousra El Gendy and Gamal Fahim. With a touch of groove, humor and Egyptian spirit, the band makes funky music that will make you want to drop everything you’re doing and just dance. Discover them here with their song Call me Ziko.

Luka :

There aren’t a lot of information about Luka, all I know is that she’s an Arab woman, probably in her twenties, who makes beautiful music and writes the most expressive lyrics. Check out her song Hashrab Hashish.


Cigarettes After Sex:

Cigarettes After Sex is an ambient pop band based in Brooklyn, New York. The gloomy music perfectly matches the band’s name, and the lyrics are a work of art, as always, with indie bands. Discover them here with my favourite song, Affection.


Frero Delavega:

Yes, I know, I’m pretty late on this one. I didn’t know Frero Delavega until a few days ago, and I have to say, I completly fell in love with their music. This is coming from someone who hasn’t listened to French music since, maybe, 2006 (I used to be a huge Lorie and M. Pokora‘s fan, what can I say ? I was young and foolish). Check out this live of their song Sweet Darling, and be careful, you might drop your pants, because they’re on fiiiiire!


My first week of 2016 has been pretty productive (musically speaking of course, because I’m pretty sure I failed my exams), and I hope this year, will, yet again, be full of mind blowing discoveries.

 

Visa For Music : Une première soirée haute en couleurs.

Hier soir a eu lieu l’ouverture officielle du festival Visa For Music au Théâtre Mohamed 5, à Rabat. Après un mot du ministre de la culture ainsi que du président du festival, la soirée, qui s’annonçait haute en couleurs, commença, avec, au programme :

Du oud marocain avec Said Chraibi :

C’était bien avec les nuances classiques du Oud marocain que la soirée a commencé. Reconnu mondialement par les amateurs de luth, Said Chraibi, son magnifique orchestre, ainsi que les deux chanteuses les accompagnant nous ont transportés vers un monde digne des contes des Milles et Une Nuits. De chansons espagnoles reprises en arabe aux sons classiques marocains mêlant Andaloussi et Soufi, les musiciens ont enveloppé le public entier d’une aura mystique.

Des sons caribéens avec Créole :

Ouuh, c’est qu’ils avaient mis le feu sur scène Créole ! Ce groupe nous venant tout droit de Colombie ferait danser même les plus grincheux d’entre nous. Dès les premières notes, le public se retrouva au milieu d’un île à l’ambiance festive et non pas à l’intérieur d’un théâtre Rbati. Portée par les sons de guitare, mandoline ou encore percussions, la musique de Créole était une bouffée de fraîcheur, autant pour le public essoufflé que pour les artistes qui débordaient de bonne humeur et qui nous ont régalés, non seulement avec de la bonne musique, mais aussi avec des chorégraphies aussi loufoques les unes que les autres.

Du Blues avec Blick Bassy :

Cet artiste résidant en France et aux racines camerounaises  nous prouva, pendant la soirée du 11 Novembre, que la magie existait bel et bien dans notre monde.  Acapella, ou bien accompagné de son banjo ou de sa guitare, Blick Bassy fût un vrai plaisir pour nos oreilles. Sa musique minimaliste et sa voix indescriptible coupèrent le souffle du public et le mirent en transe.

Du Rock alternatif arabe avec Cairokee :

La soirée se finit en beauté avec le groupe égyptien Cairokee.  Pour leur première fois au Maroc, le groupe a fait bouger la salle entière au rythme de sa musique. Et en plein milieu de leur show, surprise ! Ils reprennent la fameuse chanson de Rachid Taha, Khaled et Faudel, « Abdel Kader » , et toute la salle est en feu. Nous avons aussi eu l’occasion de discuter avec le batteur du groupe qui nous a dit à quel point ils étaient heureux d’enfin se produire au Maghreb, spécialement au Maroc, qu’ils considèrent un pays au patrimoine musical riche et diversifié. Ceci fût aussi pour eux l’occasion d’interagir avec leur public marocain qu’ils savaient ouvert à leur style artistique décalé.

Cette soirée fût le début d’un festival riche en cultures et en couleurs, qui sera, sans aucun doute, tout aussi réussi que sa première édition de l’année dernière.