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Ramin Djawadi : Le messie des compositeurs de films

Nous nous sommes tous un jour ou l’autre demandés qui était derrière la musique de Game of Thrones, Batman Begins, Pacific Rim ou encore Clash of The Titans ? Qui passait des jours et des nuits à faire chevaucher des notes musicales pour nous créer un ensemble harmonieux qui a fait frissonner plus d’un d’entre nous ?

L’homme derrière ces œuvres génialissimes, celui dont le génie ne cesse de surprendre ses fans, c’est le compositeur Ramin Djawadi.

D’origine allemande, fraîchement diplômé de la Berklee School of Music, il se fait repérer par Hans Zimmer, qui le recrute. Et c’est là que commence l’aventure pour Djawadi : Il écrit et compose pour le compte de plusieurs films, certains moins connus que d’autres, et se fait un nom dans ce monde. Il rencontre alors Goyer et c’est le coup de foudre artistique ! Ils collaborent tous deux sur plusieurs films et séries TV qui ont contribué à la notoriété du compositeur allemand.

Sa musique, à la fois puissante, ténébreuse et étonnamment douce a bercé plus d’un. Sa signature est une composition  généralement portée par des sons forts, que certains qualifieraient de tribaux, mais aussi d’intonations beaucoup moins imposantes. Privilégiant des instruments tels le violon, le tambour, le violoncelle, souvent aussi la guitare électrique et la basse, ses rythmes ont toujours été très sombres, porteurs de suspens et extrêmement affolants.

Récompensé plusieurs fois pour son travail, notamment pour le thème principal de Prison Break, ainsi que les bandes originales des films Iron Man et Mr. Brooks, Djawadi fait saliver encore plus ses fans en composant toutes les musiques de la série phare Game of Thrones.

Découvrez ici l’une des oeuvres de Djawadi :

Le songe d’une nuit d’été : Sur les pas de Alison Sudol

D’un rythme lent, délectable et flegmatique. C’est comme si elle se suspendait dans le temps …

 L’art pour l’art

D’une main débonnaire, souple et douceâtre, elle dénue, taille et élague sa mélopée.
D’un piano mélancolique, elle pond ce son exquis, onctueux et loin du papelard, aussi aguicheur qu’entrainant.
D’une délicatesse interminable, d’une profondeur conquérante, elle transpose une fougue passionnelle pour produire une musique, spirituellement, malléable laissant patauger les finesses auditives dans une douceur infinie.

La tête dans les nuages

 Le périple auditif est enivrant, quand sa voix et ses paroles lyriques, d’une esthétique verbale contemplative et empreinte de poésie, s’allient à sa mélodie, une liaison aussi hétérogène que compatible, le genre qu’on peut toucher, sans qu’il soit, pour autant, palpable, le genre qui frappe, suscite puis pénètre et alimente l’imagination d’où nait l’univers fantasmagorique, le rêve éveillé et d’où découle l’opportunité de préfigurer tous les scénarios possibles, toutes les interprétations parolières plausibles.
Le périple auditif n’est pas aisé, sa musique demande de grands efforts pour se laisser apprécier. Cela ne signifie point qu’elle ne réagit que sur les esprits avertis, elle est tout aussi capable de renverser les esprits chétifs, elle les caresse, se blottit contre eux, puis ils succombent …
Le périple auditif est intriguant, on ne peut écouter Near to you sans pour autant qu’elle nous emporte vers Almost Lover pour atterrir sur Happier (ses titres les plus en vogue) Bien que cela soit impossible de s’y arrêter parce que Rangers nous appréhende ! Désarmés et incapables, nous fléchissons pour découvrir Liar, Liar.
Après avoir, langoureusement, savouré LA discographie, nous plongeons dans un cercle vicieux, à l’écouter en boucle, sans répit ni lassitude.

Laisser prendre un feu à son feu !

Sa musique est tacitement rebelle mais explicitement disciplinée; elle transmet une rage et une colère saisissantes, mais emplies de beauté.
Une musique d’une ardeur démesurée, froide comme un glacier, mais chaude comme la braise …

“The poet’s eye, in A FINE FRENZY rolling, doth glance from heaven to Earth, from Earth to heaven; and as imagination bodies forth the forms of things unknown, the poet’s pen turns them to shape, and gives to airy nothing a local habitation and a name; such tricks hath strong imagination.”
Dixit Shakespeare dans  » Le songe d’une nuit d’été « 

À partir de ces versets, elle extrait son nom de scène « A fine Frenzy  » apprend le piano par elle même, se met à l’écriture et réinvente la musique à sa propre manière, pour nous servir délicieusement ses merveilleux albums qui nagent dans les mêmes eaux, composant une histoire où chaque chanson apporte sa pierre à l’édifice. Le tout auréolé de créativité et de diversité

One Cell in the sea (2007)

Bomb in a Birdcage (2009)

Pines (2012)

Alison Sudol, professionnellement connue sous le band name A fine frenzy, chanteuse américaine de 29 ans.
Vous, passionnés de l’Indie, folk et pop, vous ne pouvez passer à coté d’une telle découverte.
Cet article fait office d’une forte recommandation.

Igit, la voix du Mississipi.

Après une remarquable participation à The Voice, ce sosie d’Antoine de Caunes à la voix rugueuse, se déchaine sur son micro et sa guitare. Bluesy à souhait, il reprend des titres mythiques comme Fever, Like a hobo, Les bonbons et surtout Hit the road Jack.

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De son vrai nom, Antoine Barrau, a touché à une multitude de genres musicaux, certes.  Mais il s’établit en la sainte patrie du Blues, et il assure !
À part les reprises, il avait sorti un EP « Like angels do » en mai 2013. Ses chansons parlent d’amour perdu, elles sont enfumées de paquets entiers de cigarettes. Oui, elles sentent le tabac et le vieux cuir !  Mais jamais il ne joue la même musique.  Ses paroles sont d’une poésie bourrue avec une touche de sensibilité.
Et comme cité dans sa bio, Igit est « le Mississipi qui déferle sur les ruelles de Montmartre». Ses mots sont si frappants, si brûlants qu’ils donneraient à n’importe qui l’envie de fumer une clope sous une pluie de novembre.

Hozier : La nouvelle voix du Blues irlandais

De Like real people do à From Eden en passant par Work song, Hozier berce les amateurs de musique Soul par ses compositions originales.  Ne se faisant vraiment connaitre qu’en Septembre 2013 après la sortie de sa chanson Take me to church qui a obtenu plus de trois millions de vues sur Youtube, Hozier est maintenant l’un des chanteurs irlandais les plus attendus sur la scène autant anglaise qu’américaine.

Pleines de rythmes gospel et folk et de chants de chorales, bercées par une voix à la fois grave et basse et une mélodie mystérieuse, ses œuvres musicales convertissent de plus en plus de passionnés. Fortement influencé par la musique afro-américaine et le Chicago blues, ses chansons sont une ode à l’humanité, à l’amour, et surtout, à la liberté. A travers elles, Hozier exprime sa position contre toute organisation qui condamne toute forme d’amour  qui pour lui représente l’humanité dans toute sa nature.

Avant de signer avec le label musical Colombia Records, le chanteur-compositeur de 24 ans a passé des années en tant qu’artiste indépendant se produisant dans les petits festivals dans son pays natal, l’Irlande, tout en réalisant des covers de chansons connues qu’il hébergeait sur sa chaîne Youtube.

Grâce à sa voix magnétique et à des rythmes originaux, il a su envoûter des milliers de fans qui le considèrent maintenant tout aussi excellent que Lorde ou Adèle. Dans plusieurs interviews, il avoue cependant que cette gloire le rend toujours mal à l’aise, et qu’être acclamé par un public énorme est stressant. Néanmoins, le fait que son talent soit reconnu et que son message passe à travers ses chansons le remplit de joie.

Actuellement en tournée aux Etas Unis d’Amérique, Hozier est passé par le David Letterman Show et l’Ellen Show au mois de Mai. Son album complet sortira vers la fin de l’été 2014.

Voici l’un des lives les plus époustouflants de Hozier :