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Axl Rose chanteur d’AC/DC, c’est confirmé !

Ce que n’était qu’une rumeur et maintenant confirmé, AC/DC a annoncé que le chanteur de Guns’N’Roses, Axl Rose, sera bien le remplaçant de Brian Johnson, pour une durée « indéterminée ».

Ce remplacement survient après que le chanteur du groupe soit contraint d’arrêter la tournée pour des problèmes de santé. Les médecins ont conseillé à Johnson d’arrêter immédiatement sa tournée, au risque de perdre complètement l’audition

Axl Rose entamera sa nouvelle aventure musicale dès le 7 Mai à Lisbonne, s’en suivra une tournée européen de 11 autres dates. Il devra ensuite retourner à l’Amérique pour continuer la tournée de réformation de son groupe original aux Etats-Unis et Canada.

Cette tournée, commencée il y a quelques jours, est marquée par le passage sur la scène du festival Californien de Coachella, où les festivaliers ont eu droit à un invité surprise. En effet, le légendaire guitariste des pionniers du Hard Rock, Angus Young, a accompagné Guns’N’Roses interprétant les chansons d’AC/DC Riff Raff et Whole Lotta Rosie.

Vous pouvez voir ici, quelques photos du passage d’Angus Young avec les Guns’N’Roses, il y a quelques heures, à Coachella

Sister Rosetta Tharpe, la femme qui inventa le Rock’n’Roll

Bien avant Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard et d’autres figurent pionnières du Rock’n’Roll, une femme d’église posait les bases de ce genre musical qui a marqué la deuxième moitié du XXème siècle. Une virtuose de la guitare, une révolutionnaire d’esprit, et une légende de la musique cruellement oubliée après sa mort, en 1973.

Née en 1915 au bord du Mississipi à Cotton Plant, elle a grandi dans une famille qui respirait la musique, elle a hérité le talent du chant de son père. De sa mère, Rosetta s’est imprégnée non seulement du don pour la guitare -sa mère était membre d’une église évangéliste et jouait souvent à la mandoline pour inciter les gens à venir en église- mais aussi de sa forte personnalité et son charisme avec qui elle immigre à Chicago  à l’âge de 6 ans, où elle découvre le Blues et le Jazz en plus du Gospel.

Dès ce très jeune âge, Rosetta a commencé à impressionner par sa dextérité en guitare et piano, mais aussi par son penchant pour le spectacle sur scène qui dépassait les standards de l’époque. Avec sa mère, elle sillonera les églises Américaines et deviendra progressivement une figure du Gospel.

A l’âge de 23 ans, Sister Rosetta quitte l’église et voyage à New York où elle introduit la musique Gospel au clubs new-yorkais. Au fil des années, elle devint une figure incontestable de la musique afro-américaine dans une Amérique fortement ségrégationniste. Elle jouait souvent devant un public blanc constitué principalement d’hommes. Elle reçoit aussi les critiques de l’Eglise choquée par le nouveau tournant dans sa vie de star, mais Sister Rosetta Tharpe était une rebelle, une anti-conformiste, iconoclaste avant l’heure, et faisait ce qu’elle voulait tout simplement, chanter pour Dieu et savourer les joies de la vie dans les clubs.

Elle deviendra la figure incontournable du Gospel aux Etats-Unis, et s’imposera comme une star de la radio et de la télévision à partir des années 40.
Par son énergie intarissable et son sens du spectacle, Sister Rosetta est devenue l’idole d’une Amérique qui se métamorphose, et a ouvert le sentier du succès à des dizaines d’artistes américains noirs qui souffraient de racisme primaire par les maisons de disques.
Durant ses tournées, elle animait des concerts dans des églises comme dans des clubs. Elle réussissait à allier le séculaire au spirituel et à unir un peuple séparé.
Ses disques ont parcouru le monde avec les soldats américains qui participaient à la 2ème guerre mondiale. Elle était tellement idolâtrée que son mariage a été organisé dans un stade et a assemblé plus de 25 milles personnes qui ont payé leurs tickets.

Cette précédente vidéo résume à elle seule le génie et l’esprit avant-gardiste de celle qui a posé les premières pierres d’un édifice musical intemporel. Son talent à la guitare dépassait les normes, ses solos révolutionnaires lançaient les prémices du Rock’n’Roll de Chuck Berry et nous font penser même aux chevauchés guitaristiques d’Angus Young. Le vrai maître de la Gibson SG n’est ni Chuck Berry ni Angus, ni Tomi Iommi, ni même Eric Clapton, il est une femme ! Héroïque, qui s’appelle Rosetta et qui marquera la musique à jamais avec sa personnalité, son esprit visionnaire et son jeu de guitare rapide et aggressif des années avant le Hard Rock.

Elle propagera la musique américaine outre-atlantique durant les années 60, et fera connaître son jeu excentrique à des guitaristes de légende. Mais ses moments de gloire toucheront à leur fin dès 1970, après des complications au niveau de la santé qui la pousseront à tirer un trait sur sa carrière, et qui seront la cause de sa mort 3 ans après. Une mort qui laissera la musique américaine noire orpheline de celle qui a poussé les standards très hauts, qui a refusé à se contenter des limites, et qui s’est imposée non seulement comme une artiste de légende, mais une héroine, un exemple du courage, de l’ambition et de l’esprit rebelle.

Sister Rosetta était cette femme qui a réunit le séculaire et le spirituel, celle qui a brandit le slogan de la liberté dans un pays raciste et misogyne. Une femme qui parlait de sa bisexualité ouvertement durant les années 50, une artiste qui tournait seule les états de l’Amérique au côté d’hommes pour donner la joie à des millions de fans, une rebelle qui voulait  vivre sa vie à sa propre manière, une étoile née aux champs de coton de l’Arkansas pour se placer au sommet du Panthéon de la musique.

00’s Riffs

Il y a plus de 15 ans, on accueillait un nouveau millénaire dans une période où le Rock perdait son élan créatif, et se trouvait éclipsé par le Rap et la Pop commerciale qui se diffusaient sur toutes les radios et télévisions, et la musique électronique dépassait le son des guitares. Mais avec du recul, la situation n’était pas aussi catastrophique que les amateurs du Rock à l’époque, la première décennie du troisième millénaire nous a offert des morceaux magnifiques avec des riffs de classe. Le son des guitares électriques et basses retentissaient toujours avec l’avènement  d’une nouvelle génération de guitaristes et le grand retour de quelques groupes légendaires.

Commençant avec du LOURD, le riff de No one Knows des Queens of the Stone Age est désormais un classique, un symbiose entre agressivité nerveuse et technicité harmonique qui accélère le rythme du battement du coeur et te pousse à un headbang naturel. Ce riff puissant est suivit par un mélodique hors pair, John Frusicante au sommet de son art nous livre un son magique qui réveillera des souvenirs à plus d’un d’entres nos chers vinyliens. S’en suit les maîtres des riffs, les frères Young ont le talent de nous sortir les riffs les plus simples que personne ne peut créer, et ceux depuis les années 70, et la première décennie de 2000 n’échappe pas à cette règle avec un Rock’n’Roll Train en vitesse de croisière.

En parlant de simplicité, rien de mieux que le riff le plus célèbre de cette décennie, un son de basse qui sort d’une guitare électrique, un riff que tout guitariste apprend à ces débuts – comme smoke on the water pour le siècle dernier – et qui retentit dans toutes les arènes sportives du monde; un demi siècle plus tard, les gens se rappelleront du riff de Seven Nation Army et du « beaux vieux temps » des années 00’s. S’en suit le son dansant des écossais de Franz Ferdinand, un riff frais de la bande d’Alex Kapranos qui représente la nouvelle vague des musiciens qui ont émergé au début du siècle. On ne peut parler de cette nouvelle génération de Rockeurs sans citer les « chefs du fil », Arctic Monkeys qui nous ont offert au début de leur carrière des Riffs au timbre Punk mais avec un modernisme imminent tel le puissant riff de Brianstorm, et les New-Yorkais The Strokes qui incarnent le renouveau du Rock, et la naissance d’une génération talentueuse et innovatrices à l’image du riff attrayant de Reptilia.

Les 00’s c’est du Blues/Rock aussi, représenté par The Black Keys, le riff de  » I got Mine » est puissant et simple à la fois, moins connu que les plus grands succès du groupe, mais mérite le détour. Le début du siècle a été marqué aussi par le génie de Muse, et la dextérité de Matt Bellamy à la guitare et son riff pimpant sur Knights of Cydonia. Et comme la playlist  n’incluera pas que sur les riffs de guitares électriques, Schism de Tool devait impérativement figurer sur cette playlist avec une association de guitares et basses sublimes qui produit un riff eargasmique. S’en suit le riff de Cochise des AudioslaveTom Morello transporte avec lui les années 90 dans ce riff dynamique. Parler des riffs des années 00’s sans parler de System of A down serait une hérésie, donc il fallait inclure ce riff imposant d’Aerials qui nous fait envoler au cieux.

Et pour finir, un retour au pays avec le groupe qui a semé la Hayha Music partout au Maroc, celui qui a marqué toute une génération du mouvement « Nayda » et qui reste un repère pour tout autre jeune groupe.Rien de mieux qu’un bon riff à la marocaine de Hoba Hoba Spirit avec Bienvenue à Casa, ce classique du groupe.

Sur cette playlist, comportant une sélection non exhaustive de meilleurs riffs de la première décennie du troisième millénaire, vous aurez des moments de nostalgie avec des riffs qui résonnent toujours dans vos têtes depuis la première fois que vous les avez entendu, et vous allez aussi vous rendre compte que les années 00 n’était pas si mal que ça pour le Rock, elle était même fructueuse.

Alors quels sont vos riffs préférés des années 00’s ?