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Jazzablanca : Beth Hart et Al Di Meola en concert à Casablanca

Casablanca accueillera, durant les prochains mois, deux des plus grands noms du Jazz et Blues, au plus grand plaisir des mélomanes.

La salle Megarama de Casablanca verra le retour du très célèbre guitariste américain Al Di Meola, pour un concert très attendu depuis sa mémorable prestation au festival Mawazine 2009. L’originaire du New Jersey se produira le mercredi, 19 octobre, à partir de 20h, pour 2 concerts.

Alors que le 15 décembre prochain, Beth Hart promet au public marocain un concert grandiose après une longue année d’attente, suite à l’annonce de son concert qui a été prévu l’année dernière. la Diva du Blues enchantera le public des series du Jazzablanca avec sa voix magnifique et son Blues enivrant.

Le prix des ticket des concert d’Al Di Meola sont à partir de 300 DH, alors que pour ceux de Beth Hart, ils seront à partir de 350 DH.

Un petit avant goût avant ces 2 concerts très attendus :



 

Sister Rosetta Tharpe, la femme qui inventa le Rock’n’Roll

Bien avant Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard et d’autres figurent pionnières du Rock’n’Roll, une femme d’église posait les bases de ce genre musical qui a marqué la deuxième moitié du XXème siècle. Une virtuose de la guitare, une révolutionnaire d’esprit, et une légende de la musique cruellement oubliée après sa mort, en 1973.

Née en 1915 au bord du Mississipi à Cotton Plant, elle a grandi dans une famille qui respirait la musique, elle a hérité le talent du chant de son père. De sa mère, Rosetta s’est imprégnée non seulement du don pour la guitare -sa mère était membre d’une église évangéliste et jouait souvent à la mandoline pour inciter les gens à venir en église- mais aussi de sa forte personnalité et son charisme avec qui elle immigre à Chicago  à l’âge de 6 ans, où elle découvre le Blues et le Jazz en plus du Gospel.

Dès ce très jeune âge, Rosetta a commencé à impressionner par sa dextérité en guitare et piano, mais aussi par son penchant pour le spectacle sur scène qui dépassait les standards de l’époque. Avec sa mère, elle sillonera les églises Américaines et deviendra progressivement une figure du Gospel.

A l’âge de 23 ans, Sister Rosetta quitte l’église et voyage à New York où elle introduit la musique Gospel au clubs new-yorkais. Au fil des années, elle devint une figure incontestable de la musique afro-américaine dans une Amérique fortement ségrégationniste. Elle jouait souvent devant un public blanc constitué principalement d’hommes. Elle reçoit aussi les critiques de l’Eglise choquée par le nouveau tournant dans sa vie de star, mais Sister Rosetta Tharpe était une rebelle, une anti-conformiste, iconoclaste avant l’heure, et faisait ce qu’elle voulait tout simplement, chanter pour Dieu et savourer les joies de la vie dans les clubs.

Elle deviendra la figure incontournable du Gospel aux Etats-Unis, et s’imposera comme une star de la radio et de la télévision à partir des années 40.
Par son énergie intarissable et son sens du spectacle, Sister Rosetta est devenue l’idole d’une Amérique qui se métamorphose, et a ouvert le sentier du succès à des dizaines d’artistes américains noirs qui souffraient de racisme primaire par les maisons de disques.
Durant ses tournées, elle animait des concerts dans des églises comme dans des clubs. Elle réussissait à allier le séculaire au spirituel et à unir un peuple séparé.
Ses disques ont parcouru le monde avec les soldats américains qui participaient à la 2ème guerre mondiale. Elle était tellement idolâtrée que son mariage a été organisé dans un stade et a assemblé plus de 25 milles personnes qui ont payé leurs tickets.

Cette précédente vidéo résume à elle seule le génie et l’esprit avant-gardiste de celle qui a posé les premières pierres d’un édifice musical intemporel. Son talent à la guitare dépassait les normes, ses solos révolutionnaires lançaient les prémices du Rock’n’Roll de Chuck Berry et nous font penser même aux chevauchés guitaristiques d’Angus Young. Le vrai maître de la Gibson SG n’est ni Chuck Berry ni Angus, ni Tomi Iommi, ni même Eric Clapton, il est une femme ! Héroïque, qui s’appelle Rosetta et qui marquera la musique à jamais avec sa personnalité, son esprit visionnaire et son jeu de guitare rapide et aggressif des années avant le Hard Rock.

Elle propagera la musique américaine outre-atlantique durant les années 60, et fera connaître son jeu excentrique à des guitaristes de légende. Mais ses moments de gloire toucheront à leur fin dès 1970, après des complications au niveau de la santé qui la pousseront à tirer un trait sur sa carrière, et qui seront la cause de sa mort 3 ans après. Une mort qui laissera la musique américaine noire orpheline de celle qui a poussé les standards très hauts, qui a refusé à se contenter des limites, et qui s’est imposée non seulement comme une artiste de légende, mais une héroine, un exemple du courage, de l’ambition et de l’esprit rebelle.

Sister Rosetta était cette femme qui a réunit le séculaire et le spirituel, celle qui a brandit le slogan de la liberté dans un pays raciste et misogyne. Une femme qui parlait de sa bisexualité ouvertement durant les années 50, une artiste qui tournait seule les états de l’Amérique au côté d’hommes pour donner la joie à des millions de fans, une rebelle qui voulait  vivre sa vie à sa propre manière, une étoile née aux champs de coton de l’Arkansas pour se placer au sommet du Panthéon de la musique.

Une programmation exceptionnelle sur la scène Bouregrag de Mawazine

Pour la 15ème édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde, l’Association Maroc Cultures propose une programmation exceptionnelle sur la scène Bouregrag, avec des têtes d’affiches de grand calibre.

Un menu à la fois éclectique et grandiose avec la participation d’un des meilleurs bassistes du monde Marcus Miller, la formation multiculturelle L’Orchestre National de Barbès,  le pianiste cubain Omar Sosa, le virtuose de la guitare nigérien Bombino, le duo éclectique espagnol Fuel Fandango, le roi du Blufunk Keziah Jones et le batteur percussionniste maroco-sénégalais Mokhtar Samba pour finir en beauté.

Le samedi 21 mai, l’émérite bassiste américain Marcus Miller se produira pour la première fois à Rabat, après un passage très mémorable au festival d’Essaouira. Marcus un musicien multi instrumentiste hors-pair et un compositeur-producteur au summum de son art. Avec plusieurs collaborations avec des légendes de la musique à l’instar de Herbie Hancock, Eric Clapton, Georges Benson, et Miles Davis. Son concert sera très attendu par les Jazzmans et les amateurs de l’instrument à 4 cordes en général.

Le lendemain, dimanche 22 mai, le mythique L’Orchestre National de Barbès enflâmera la scène avec son brassage musical impressionnant entre sons maghrébins et musiques du monde : Reggae, Rock, Blues. Cet orchestre composé d’artistes de 11 pas différents donne un spectacle énergétique et irrésistiblement festif  de battements de bendirs et riffs de guitares.

le concert du  lundi 23 mai, sera en hommage au grand  maâlem gnaoua Feu Mahmoud Guinea, ce concert sera orchestré par le très célèbre pianiste cubain Omar Sosa qui orchestrera une création inédite avec la participation de plusieurs autres musiciens. Cette création originale intitulée Omar Sosa & Friends – Tribute to Mahmoud Guinea, verra la participation de Omar Sosa (piano), Aly Keita (balafon), Mehdi Nassouli (guembri, ghayta et chant), Foulane Bouhssine (ribab, violon et chant), Childo Tomas (basse, guitare et mbira) et Sega Seck (batterie), ainsi que la participation exceptionnelle de l’artiste musicien Majid Bekkas. Tous des artistes qui ont déjà partagé la scène avec cette légende de la musique Gnaoua et qui ont été influencé par l’art majestueux de cet artiste.

Le mardi 24 mai, la scène africaine de Bouregrag recevra celui qu’on appelle le Jimi Hendrix de l’Afrique, l’artiste Touareg Omar Moctar, dit Bombino, prendra les festivaliers dans un voyage onirique au coeur du Grand Sahara, là où il a apprit à jouer ces premiers accords sur guitare avant d’être contraint à l’exil. Après un parcours plein d’obstacles, la carrière de Bombino a connu une ascension fulgurante après la sortie de ces 2 albums Agadez et Nomad, qui lui valent une première place au Billboard World Music avec Nomad, et qui lui permètent d’exprimer son génie sur les scènes du monde entier où la notoriété musicale de cet artiste gagne du terrain. Le concert sera aussi une occasion pour le public marocain de découvrir en Live son dernier album Azel qui sortira en Avril.

La scène de Bouregrag est toujours connue par son éclectisme et ses métissages, un aspect fort présent lors de la prochaine édition qui accueillera le duo espagnol Fuel Fandango. Cette formation espagnole est née aux débuts de l’année 2009 de l’union entre le producteur Alejandro Acosta et la chanteuse Cristina Manjón Nita. Fuel Fandango offre un mélange rafraichissant d’éléments modernes et de touches vintage : pop, funky beats, électro, rock, techno, avec, comme touche exotique, des saveurs flamencos. Un concert qui fera le bonheur des amateurs de danses et des sonorités latinos. 

Le lendemain Jeudi 26 mai, le Festival Mawazine rendra hommage au légendaire Fela Kuti, avec le grand Keziah Jones accompagné de The Afrobeat Experience. Le créateur du du style blufunk animera la soirée avec des sons afrobeat intenses, et son mélange novateur de musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et le Funk groovy. Une ambiance dansante et cosmopolite attend les festivaliers qui seront nombreux à assister au concert.

Rabat sera une station importante de la tournée d’adieu du valeureux guitariste Ernest Ranglin, qui se produira le  vendredi 27 mai sur la scène BouregragAprès une impressionnante carrière de 60 ans, vétéran innovateur Ranglin égayera les sens du public Rbati avec son Jazz affûte et raffiné, et il sera accompagné par une sélection d’artistes de musique contemporaine et Jazz à l’image du grand batteur nigérien Tony Allen, le jazzman et saxophoniste anglais Courtney Pine, le contrebassiste américano-suédois Ira Coleman, le formidable pianiste jazz britannique Alex Wilson ainsi que le chanteur-auteur compositeur sénégalais Cheikh Lô.

Le concert de clôture du samedi 28 mai, s’offrira les sonorités maroco-sénégalaise de batteur percussionniste Mokhtar Samba. Figure incontournable de la scène musicale métissée, le batteur qui accompagné des figures légendaires du monde entier, de Manu Dibango à Carlos Santana, en passant par Joe Zawinul, Youssou N’Dour et Eddy Louis. Il nous offrira un concert riche avec une musique mondiale, sans frontières, incarnant l’aspect universel du Festival qui se positionne comme un des meilleurs du monde.

Programme complet de la scène Bouregreg : 

Rokia Traoré se produira sur la scène Bouregreg le vendredi 20 mai 2016.

Marcus Miller se produira sur la scène Bouregreg le samedi 21 mai 2016.

Orchestre National de Barbès se produira sur la scène Bouregreg le dimanche 22 mai 2016.

Omar Sosa & Friends – Hommage à Mahmoud Guinea se produira sur la scène Bouregreg le lundi 23 mai 2016.

Bombino se produira sur la scène Bouregreg le mardi 24 mai 2016.

Fuel Fandango se produira sur la scène Bouregreg le mercredi 25 mai 2016.

The Afrobeat Experience, avec Keziah Jones – Hommage à Fela Kuti se produira sur la scène Bouregreg le jeudi 26 mai 2016.

Ernest Ranglin & Friends se produira sur la scène Bouregreg le vendredi 27 mai 2016.

Mokhtar Samba se produira sur la scène Bouregreg le samedi 28 mai 2016.

Beth Hart en concert à Casablanca

Une très bonne nouvelle pour les amoureux du Blues et Jazz, la célèbre chanteuse américaine Beth Hart se produira, le 10 Décembre prochain, au Megarama à Casablanca.

La page officielle de la chanteuse a annoncé que Beth Hart était très ravie d’enfin rencontrer ses fans marocains. Ce concert sera organisé sous le cadre des Jazzablanca Series.  Les fans de la chanteuse pourront acheter leurs tickets pour le concert dès le 25 Septembre.

L’année dernière, Beth Hart avait fait danser le public français sous ses rythmes endiablés pendant sa tournée en France, et ici à VinyleMag, nous sommes certains que son concert à Casablanca sera tout aussi fantastique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page Facebook officielle de l’artiste.

il y a 25 ans, Stevie Ray Vaughan nous a quitté

Le 27 Août 1990 : Le monde de la musique est abasourdi suite à  l’annonce de la mort tragique d’un des meilleurs guitaristes de l’histoire, le texan Stevie Ray Vaughan.

Stevie Ray Vaughan nous quitte à l’âge de 35 ans seulement, alors qu’il était au sommet de son art, 7 ans seulement après la sortie de son premier album solo Texas Flood. Mais en ces 7 ans, le natif de Dallas a marqué les mélomanes du monde entier, a ébloui les guitaristes du Blues-Rock, et a laissé sa trace ancrée à jamais en tant que légende de la guitare.

Cette playlist, rappelle la virtuosité de Stevie, un talent incomparable qui a épaté des légendes de la guitare; Eric Clapton avait un jour déclaré « j’ai regardé son set pendant à-peu-près une demi-heure et j’ai dû m’en aller parce que je ne pouvais pas affronter ça. J’allais jouer après ce gars-là, et simplement je ne pouvais pas affronter ça. », décrivant le dernier concert de Stevie Ray Vaughan.

Le texan, connu pour son look de cow-boy avec des bottes et un chapeau, pouvait jouer toutes les formes du Blues; Personne ne pouvait rivaliser avec sa vitesse sur Rude Mood et  Scuttle Buttin’, il maîtrisait le Blues sur la guitare acoustique et avait un style inimitable reconnaissable sur les classiques Texas Flood, Pride and Joy.
Il est à ce jour, le meilleur guitariste ayant repris les chansons de Jimi Hendrix, avec des versions peaufinées de Vodoo Child et surtout Little Wing.

Je vous propose 15 chansons qui relatent le mieux, à mon avis, le talent, la passion, et le génie du maître du Blues contemporain. Eargasme garanti !

 

Alabama Shakes : l’âme de l’Alabama.

Le sud des Etats-Unis, berceau du Blues et du Jazz, a vu naître plusieurs légendes de la musique. Et durant ces dernières années, une nouvelle génération d’artistes émerge et se fait découvrir au niveau national et international, proposant une nouvelle musique tout en restant fidèle à ses racines.

Parmi ces groupes, Alabama Shakes, originaire de la petite ville d’Athens, nous propose du très bon Roots Rock, un mélange de Folk, Blues et Country avec des influences psychédéliques des 60’s. Depuis sa création en 2009, le groupe a rapidement  connu un succès remarquable localement et mondialement, notamment grâce à son style caractéristique, son attachement à l’âme pure du Sud américain, et surtout à la voix magnifique de sa chanteuse Brittany Howard. Une des meilleures voix qui ont émergé depuis la mort de la regrettée Amy Whinehouse. Quelques critiques la compare même à la légendaire voix de Janis Joplin. En tout cas, la voix imposante de Brittany vous fera vibrer le coeur, impressionnante par sa puissance et  sa beauté, elle vous émerveillera et vous transportera vers l’Etat de l’Alabama pour ressentir l’âme du Blues et de la Soul. Une voix tout simplement phénoménale, si vous ne me croyez toujours pas, voici une chanson pour vous en convaincre.

Brittany Howard est accompagnée  de Zac Cockrell à la basse, avec qui elle jouait dès le lycée, de Heath Fogg à la guitare et Steve Johnson à la batterie. Ces musiciens, bercés sur le son de la musique Soul des années 60, et du Blues Rock typiques aux états du sud des Etats-Unis, produisent un Roots Rock respectant la tradition et le coeur de la musique de la région, mais innovent  aussi et cherche à découvrir de nouveaux sons. Depuis la formation de leur groupe en 2009, les Alabama Shakes ont commencé à jouer dans de petits clubs de la région, en chantant principalement des reprises de Folk. 2 ans après, ils enregistrent leur premier EP éponyme, et l’année suivante ils sortent leur premier album Boys & Girls, un LP qui reçoit des critiques favorables de l’ensemble des médias américains, qui découvrent ce groupe à l’âme pur du Sud. Le succès du premier album était tel, qu’Alabama shakes sont devenus rapidement le groupe le plus important de l’Alabama, et ils les a donné le ticket de jouer à la Maison Blanche devant Barack Obama en 2013, accompagnés de Steve Cropper et Booker T Jones

Il faut dire que ce succès instantané est naturel, puisque la sublime voix de Brittany mariée au bon Rock de ces musiciens donnent une parfaite alchimie. Un mélange attendrissant de Soul, Blues, Folk et Rock pour le plaisir de nos petites oreilles en quête de la bonne musique. Et en écoutant des chansons comme « You ain’t alone« , le rapprochement de la voix de Brittany à celle de Janis Joplin est facile à déceler, même si elle ne la considère pas comme étant une influence pour elle.

Après une tournée de 2 ans, le groupe s’est arrêté durant une année dans leur Alabama natale pour préparer leur prochain album, qui devrait être un digne successeur de Girls & Boys, et qui devrait satisfaire le public grandissant du groupe, surtout que beaucoup de groupe ont impressionné au début, puis ils se sont vite fait oublier. Un pari gagné, puisque Sound & Color qui est sorti cette année, bien qu’il soit différent de son prédécesseur, est un des meilleurs albums de l’année, affirmant le talent du quatore. Un album plus funky et psychédélique sans perdre l’âme originale du groupe. Un disque plus hétérogène, moins brut  avec un son travaillé et une amélioration de la qualité d’enregistrement.

Alabama shakes est la bouffée revigorante qui rafraichit la musique d’aujourd’hui, un groupe avec du caractère qui respecte l’âme de la bonne musique, qui innove et qui nous produit de la musique avec un esprit pur comme on aime partager avec vous.

Voici une playlist qui va vous faire découvrir le groupe, bonne écoute !