Archives pour l'étiquette Blues

Le Roi du Blues nous a quitté

Le légendaire Bluesman B.B. King est décédé la nuit du jeudi 14 Mai, à l’âge de 89 ans.

B.B. King, de son vrai nom Riley B. King, était l’un des piliers de la musique Blues depuis la fin des années 40. Et il reste l’un, si ce n’est le Bluesman le plus célèbre au monde. Il a obtenu 15 Grammy Awards depuis 1971, où il a eu le prix de la meilleure performance vocale R & B pour son chef d’oeuvre Thrill is Gone. Il est introduit au Blues Hall of Fame et au Rock Hall of Fame depuis les années 80, et il a obtenu un Doctorat honorifique de l’université de Yale. B.B. King a obtenu plusieurs autres récompenses au monde entier pour la qualité de sa musique et l’impact qu’elle a eu sur le monde.

Mais la vrai récompense pour le roi du Blues est l’amour du public  au monde entier. Le petit enfant né 1925, dans une plantation de coton dans le Mississippi, a conquis le coeur de toute personne qui l’a écouté. Il a aussi gagné la reconnaissance des musiciens depuis les années 50., plusieurs guitaristes connus le considèrent comme étant leur première source d’inspiration.

Avec sa guitare qu’il a baptisé « Lucille » et sa voix roque, B.B. King  a pu créer un style unique, respectant les fondements du Blues traditionnel tout en étant plus accessible au grand public. Son style de jeu est l’un des meilleurs exemples de la citation de Jimi Hendrix  » Le Blues est facile à jouer mais difficile à ressentir », un style simple mais que personne au monde ne peut reproduire, car avec une seule note jouée sur sa Lucille, B.B. King peut vous donner des frissons.

Voici des petits exemples du génie de celui qui a fait connaitre le Blues à plusieurs d’entre nous et qu’ à cause de sa mort, le monde de la musique est en deuil.
Repose en paix, le roi du Blues





Playlist : Oriental covers

La musique occidentale s’est beaucoup imprégnée des sonorités orientales pour enrichir ses mélodies. Dans un autre sens, beaucoup d’artistes du moyen-Orient s’inspirent de la musique occidentale, et des fois ce mélange peut donner naissance à des bijoux sonores.

Sur cette playlist, je vous propose une sélection de reprises orientales de titres très connus. Des adaptations où le luth accompagne la guitare et où les tambours remplacent la batterie. Vous trouverez des tubes de Rock, Blues, Punk et Pop chantés en arabe ou anglais avec une touche purement orientale, par des artistes originaires de l’Iran au Maghreb.

Rachid Taha – Rock The Casbah

Par son esprit, sa façon de chanter et son aptitude sur la scène, Rachid Taha est plus proche du Punk Rock qu’autre chose. Il se définit lui même comme étant un rockeur. Sur son album Tékitoi, le chanteur algérien rend hommage à ces idoles, The Clash, avec une reprise majestueuse du classique Rock The Casbah, en arabe et avec des instruments orientaux. Sur cette vidéo, Rachid Taha est accompagné par Mick Jones, le guitariste des Clash qui a énormément apprécié cette version unique. Joe Strummer serait du même avis s’il était vivant.

Orchestre National de Barbès – Sympathy for the devil

Un des précurseurs de la fusion maghrébine, l’orchestre national de Barbès nous offre une version envoûtante de Sympathy for The Devil des Rolling Stones. Peu d’artistes ont eu le privilège d’avoir le droit de reprendre une chanson des Stones, l’ONB a pu l’acquérir et produire une version Rai-Rock énergétique et exotique.

Hayajan – Comfortably Numb

le groupe Hayajan et son leader Alaa Wardi (oui, le lien avec Pink floyd est assez naturel) nous offre une version hallucinante du chef d’oeuvre Comfortably numb. Avec la voix enivrante de Alaa et la maîtrise musicale des membres du groupe, cette version nous transporte au monde psychédélique des Pink Floyd sur des vagues de poésie arabe.

Shefita and Sebbaba – Karma Police

Une reprise originale du morceau de Radiohead, interprétée par le duo israélien Shefita and Sebbaba qui ont complètement métamorphosé la chanson. Le résultat est plutôt impressionnant et charmant.

Farhad Besharati – Hotel California

L’artiste iranien Farhad Besharati a donné un autre aspect au titre des Eagles en le jouant sur le Kanun, un instrument purement oriental qui a ajouté de la magie à un morceau qu’on croyait parfait. 

Natacha Atlas – I put a spell on you

Avec ses reprises, Natacha Atlas a réussi à rapprocher l’occident de l’orient par le biais de la musique. Sa version du classique du Rythm & Blues « I put a spell on you » est l’exemple du savoir faire de cette artiste d’origine anglo-égyptienne. On a droit à une belle chanson du Percusion & Blues.

Mahmut Abi & Sevda – Yesterday

Après le Maghreb, l’Iran et l’Arabie, on découvre une reprise qui nous vient de la Turquie du célèbre morceau des Beatles Yesterday.

Ahmed Alshaiba – Smooth Criminal

Vous connaissez sans doute la reprise Rock d‘Alien and farm de Smooth Criminal, aujourd’hui vous découvrirez la version arabe du classique de Michael Jackson. Le luth et la percussion orientale insuffle un goût différent à la chanson qu’on savoure d’une autre façon.

MC Rai – Everybody Hurts

J’ai beaucoup écouté ce morceau de R.E.M. et je n’avais jamais pensé qu’on pourrait le reprendre de cette façon, une surprise agréable, à l’image de toutes les reprises de cette playlist.

Robert Plant and the Sensational Space Shifters – Black Dog

Robert Plant reprend son propre morceau d’une façon totalement différente. Au début j’ai pensé à mettre la version orientale de Kashmir, mais cette version de Black Dog est plus surprenante avec un rythme purement marocain.

Tracker : Le retour de Mark Knopfler

Alors qu’il y a plusieurs fans qui espèrent impatiemment que Mark Knopfler réunisse à nouveau son groupe légendaire Dire Straits, le guitariste anglais semble préférer explorer de nouveaux territoires musicaux et produire de nouveaux albums solos.

Rassurez-vous ! Dans ce dernier album, l’ex leader des Dire Straits, n’a rien perdu de son talent, et surtout de son éclectisme et classe musicale qui lui valurent la reconnaissance des fans et des musiciens.

Avec « Tracker », Mark Knopfler délaisse un peu son jeu aérien de guitare pour se convertir en conteur. 12 histoires courtes convoyées de rythmes bien ficelés.
Knopfler nous invite à un voyage, vers une multitude de lieux et d’histoires : Pendant des ballades Rock et Blues, on peut sentir le tabac et le cotton du Mississipi, le Rhum des côtes Irlandaises sur du Folk Celte et l’ambiance d’un vieux Pub où le Jazz résonne.

Mark Knopfler entame son tout dernier apport, à l’esprit de la musique, avec une jolie ballade celtique qui nous rappelle un peu le style des Pogues avec une touche plus douce en donnant vie à un texte empli de nostalgie et d’amour de la musique celtique et le nomme : « Laughs and Jokes and Drinks and Smokes ».
Ensuite il rend hommage à Basil Bunting (un des poètes modernistes les plus réputés) avec le morceau « Basil », issu de l’union d’un poème  émouvant et des douces mélodies de la guitare.
Quant à « Rivers Town » elle relate l’histoire d’un marin errant qui a perdu ses racines.
Des rivières, le musicien anglais nous transporte au ciel, le tempo change aussi, avec « Skydiver », un joli morceau folk rock rythmé. 

Tracker est un album avec une touche très personnelle; à l’image de « Mighty Man » où Knopfler se rappelle les années où il a vécu en Ecosse avec des ornements celtiques. La nostalgie continue avec « Broken Bones » mais cette fois en changeant de registre, utilisant des sonorités Funk, une chanson qui nous fait sortir de la douceur des ballades du début de l’album mais sans perdre une once d’élégance et de finesse. On enchaîne avec une ballade Dylanesque. « Long Cool Girl » est écrite lors de la tournée qui a réunit les deux poètes/musiciens en 2011, elle illustre l’influence de Bob Dylan sur le style poétique de Knopfler consolidée avec son unique jeu de guitare.
« Lights of Tormina » et « Silvre Eagle » sont des chansons  mélancoliques. On ne s’ennuie pas en les écoutant. Par contre, on ressent une espèce de quiétude grâce à la voix « simple » de Knopfler.

Pour les nostalgiques des Dire Straits, Il leur offre un morceau à la Sultans of Swing. « Beryl » en hommage à l’écrivain Beryl Bainbridge, est une chanson mélodique où Knopfler nous assure que ses doigts peuvent toujours faire des merveilles et qu’il  peut toujours créer des morceaux rythmés qui nous font danser sur le son moelleux de sa Stratocaster. Un plaisir mélodieux qui ne dure que 3 minutes pour laisser place à un chef d’oeuvre. « Wherever I go » est certainement la meilleure chanson pour terminer cet album. La complicité des voix de Ruth Moody et Mark Knopfler donne un charme exceptionnel à cette chanson, et si on y ajoute la dualité des sons du saxophone et de la guitare on a droit à plus de 6 minutes de pur plaisir. 

A l’instar de plusieurs légendes du Rock, Mark Knopfler ne pense plus à vendre des albums en masse car il en a déjà vendu des millions, mais il préfère se redécouvrir, créer de nouveaux sons, avoir une approche plus personnelle et de faire ce qu’il veut sans rien attendre du public. Il faut avouer que le résultat est bon; un disque agréable à l’écoute qui peut être savouré à tout moment, car ce genre de création est intemporel.

News : Barbara Hendricks à Mawazine

Après la révélation du menu « Bouregrag » vient le temps de dévoiler plus de surprises. Cette fois-ci c’est une diva de blues qui s’ajoute au programme.
En effet, Barbara Hendricks et son blues band – « Blues everywhere I go » donneront concert le 2 Juin, au Théâtre Mohammed V de Rabat, lors de la 14ème édition du festival Mawazine  – Rythmes du monde.

Barbara Hendricks, ce nom, lui seul, évoque toute une histoire !
Une histoire qui commence aux US en Arkansas, en 1948, où bébé Barbara poussa son premier cri. Elle connait ses début à l’église de son père. Elle y chante du Gospel.
De l’église, elle passe aux plus grandes scènes d’Opéra : San Francisco, Paris, le Metropolitan de New York, Covent Garden à Londres et La Scala de Milan.  Ensuite, elle donne de nombreuses représentations dans des festivals de jazz dans le monde entier, accompagnée par le Magnus Lindgren Quartet.
De surcroit, elle explore d’autres horizons, en se lançant dans une carrière d’actrice. Elle y réussi avec brio.

Barbara Hendricks est l’une des artistes qui vend le plus de disques. Effectivement, elle en a réalisé plus de 80 pour des maisons de disques telles que Sony et Decca ou encore EMI Classics.
En 2006, elle lance sa propre maison de disques, Arte Verum, pour laquelle elle enregistre désormais en exclusivité.
Aujourd’hui, elle continue à subjuguer les fans de blues, tous à la merci de ses prestations spectaculaires, comme les vassaux sont à la merci de leur suzerain.

Le 2 Juin 2015, au théâtre Mohammed V de Rabat, aura donc lieu le concert de Barbara Hendricks (pour une première fois au Maroc). Elle sera accompagnée par :

  • Mathias Algotsson : piano & orgue B3
  • Max Schultz : guitare
  • Chris Montgomery : batteries
  • Clas Lassbo : contrabasses
  • Ulf Englund : régisseur lumière   
  • Julien Ferry : régisseur son
  • Olivier Casaÿs : producteur.

Electric guitar instrumentals

La guitare est un instrument magique ! À travers la vibration de ses cordes, elle transpose les sentiments et les états d’âmes. Quand on y ajoute un amplificateur et des effets, elle gagne en éloquence. Le guitariste nous délivre des mélodies qui nous envahissent, nous possèdent, pour nous plonger in fine dans un état de transe où nous oublions ce qui nous entoure, savourons chaque petite note.

Dans la playlist que je vous propose, vous trouverez les morceaux illustres de ma précédente description. Des morceaux où la guitare électrique est reine ! De longs solos subtilement expressifs appartenant à divers genres de musique : Rock classiqueHard RockMetal Progressif et Blues. Une sélection -non exhaustive- de quelques chefs d’oeuvre instrumentaux qui titilleront vos oreilles.

Je vous invite à un voyage auditif de deux heures ; deux heures de musique pure, où on n’a point besoin de paroles pour s’exprimer, deux heures où chaque chanson vous transmet un bouquet de sentiments et de messages hétérogènes, parfois contradictoires, parfois complémentaires. Joie, tristesse, motivation, reconnaissance,  méditation, découverte, Amour…

Bonne écoute !

Underground 2014

Quelques jours seulement nous sépare de la fin de 2014, et comme chaque année, on vous propose une sélection de chansons undergrounds sorties durant cet an et qui valent le détour.

Plusieurs personnes peuvent penser que 2014 n’était pas une année musicale prolifique, mais je vous montrerai des pépites réalisées durant les 12 derniers mois qui vont vous changer d’avis.
Sur la playlist 2013, il y a avait des artistes comme Vance Joy, Milky Chance et Hozier, des artistes qui ont prouvé leur talent durant cette année. Et qui sait ? peut-être sur cette playlist, vous fera découvrir les stars de 2015.

De l’Indie Pop jouissif des Alvvays, au douces mélodies de Ty Segall, en passant par le psychédélisme mystique de The War on Drugs, le Blues/Rock à l’état pur de Radio Moscow ou même l’éléctro-Rock de Breton, cette playlist versatile vous fera découvrir des artistes émergents  qui méritent une attention particulière mais qu’on écoute rarement (ou jamais) sur nos radios.

Je vous laisse avec 15 morceaux que vous écouteriez en ce rappelant tous les souvenirs de cette année qui était pour certains, une source de joie, et pour d’autres, de malheur mais qui a été, certainement, remarquable pour nous tous.

Bonne écoute !

underground 2014 by Aymano on Grooveshark