Archives pour l'étiquette Pop

Playlist : Bluegrass covers

Du Metal sur bonjo, un accordéon qui s’invite dans une chanson de Rock, de la Pop avec un violon, les reprises Bluegrass nous offre un atmosphère atypique mais fort attrayant. 

Si vous connaissez déjà ce type de reprises, cette playlist vous sera un rappel intéressant des meilleures versions Bluegrass de classiques du Metal/Rock/Pop; et si vous venez de découvrir ce genre alors bienvenus dans un univers parallèle où les plus gros riffs se jouent sur un bonjo avec des artistes avec une créativité ingénieuse.

Curieusement, les champions du genre ne sont pas des américains du Tenessee mais les finlandais Steve`n`Seagulls qui ont connu un grand succès sur internet, bien mérité car ils se réapproprient les plus grand classiques du Rock et les rendent de vrais chansons Bluegrass. Mais les Etats-Unis, berceau du Bluegrass sont bien présents avec plusieurs groupes, et surtout le faramineux Rob Scallon qui a juste besoin d’un instrument à cordes pour faire jouer tout ce qu’il veut (et qui mérite un article ici).

Alors dansons sur les chansons qui nous faisaient headbanguer, ça aurait été le cas si le Metal était né dans une ferme américaine. 


 

Les chroniques du weekend : Quand l’été vous laisse tomber (le connard !)

Bonjour, bonsoir ! Cela fait bien longtemps que je n’ai pas publié de chronique du weekend et je m’en excuse, j’étais occupée à … lire des bouquins et regarder des séries. Merde, c’est l’été et je ne suis même pas encore partie à la plage. J’ai l’impression d’avoir passé toutes mes vacances à attendre mon prochain voyage en Corée (du Sud, vous n’avez même pas besoin de poser cette question), non que ça n’en vaille pas la peine; bien au contraire, les gens veulent vivre l’American dream, moi je choisis le Korean dream (comme toute obsédée de Kdramas et de Korean rap qui se respecte.)

Mood de la semaine : Il s’avère que l’enfer soit réel. Non non, je ne plaisante pas. J’y ai été. C’est le tram de Casablanca à l’heure de pointe. La chaleur y est infernale et ne parlons même pas de l’odeur, je crois que j’y ai été tellement exposée que mon nez ne marche plus. Il se peut que ça devienne radioactif aussi, rien n’est impossible.

Voilà donc pourquoi, aujourd’hui, j’écris pour me plaindre du manque de plages de sable fin et de Piña Coladas dans ma vie (Piñas Coladas ? Pinãs Colada ? Je ne sais vraiment pas, il va falloir que je google ce truc).

Revenons donc à nos moutons, la playlist que je vous propose ce weekend est offerte à toute personne, qui comme moi, a passé les deux premiers mois de son été enfermée entre quatre murs, climatisés certes (enfin, si vous êtes chanceux, sinon vous vous tapez l’ennui ET la fournaise, et je ne vous plains pas), mais qui n’en restent pas moins ennuyeux à mourir.

Profitez donc de votre temps au bureau (ou chez vous, si vous travaillez depuis la maison) en écoutant cette playlist spéciale « 3ala l9ahwa », un concept qui prend des chansons Pop connues et les mélange avec une petite pincée de rythmes orientaux. Un délice pour les oreilles, vraiment !

Le guide détaillé vers l’oeuvre de R.E.M. #2

Peter Buck, guitariste du groupe, avait affirmé qu’il y avait un avant et après Losing My Religion dans l’histoire du groupe. Sur cet article, vous allez découvrir la suite du périple de ce monument de Rock Alternatif.

Le groupe a préféré enregistrer un album que de faire une tournée promotionnelle à Out of Time, est le résultat était le disque qui fera de R.E.M. un monument de la musique. Automatic for the people est un bijou irrésistible qui vous plongera dans une mélancolie jouissif qui s’introduit dès l’intro de guitare en Ré mineur de Drive, avec ce changement impressionnant de rythme avec l’introduction de la guitare électrique et de l’orchestre au milieu de la chanson, la douce ballade country Try not to breath, une petite pause rythmée The Sidewinder Sleeps Tonitela sombre mais magnifique Everybody Hurts, le lugubre Star Me kitten, Man in The Moon avec ses paroles satiriques, et ces 2 ballades magiques qui clôturent en beauté ce disque composé par tous les membres  du groupe, qui a connu la participation de John Paul Jones et qui a été acclamé par le public mais aussi par les artistes de renoms à ne citer que Bono ou Kurt Cobain qui est tombé sous le charme du son acoustique de l’album qui serait malheureusement le dernier disque qu’il a écouté avant de mettre fin à sa vie. 

Et puisque jamais deux sans trois, le succès planétaire de R.E.M. continue mais cette fois avec un album plus vif et rauque. Monster est l’Album Rock du groupe avec la guitare saturée de Peter Buck et la batterie dynamique de Bill Berry, mais sans s’éloigner de la force mélodique qui a marqué les albums précédents du groupe. Dès les premières secondes de What’s the Frequency, Kenneth? on aperçoit la différence palbable du disque avec son prédécesseur, suivi par Crush with the eyliner, un morceau attrayant où le groupe c’est amusé à ajouter l’effet Reverber même à la voix de Stipe, le funky King of the Comedy. Vous pouvez aussi savourer l’entraînant Bang and Blame et le formidable hommage à Kurt Cobain Let me in. Monster pourrait être considéré comme un album de retour au racines garage Rock du groupe tout en se s’aventurant vers le futur.

Cette aventure continuera avec leur 10ème album qui sortira en 1996. New adventures in Hi-Fi est un album versatile synthétisant le travail du groupe durant les 3 albums précédents, s’imprégnant de la douceur de Out of Time, la sensibilité d’Automatic for the people et le son Rock de Monster. Un album enregistré  durant la tournée s’inspirant de la méthode de Radiohead d’enregistrement de The Bends, ce qui donne un aspect de Live Album, avec toutes les imperfections et le charme qui en résulte. L’album a vu la participation de Patti Smith qui a chanté le refrain sur E-Bow the letter, premier single de l’album, l’harmonie entre les voix de Stipe et Smith est tout simplement hallucinante. L’album contient aussi quelques bijoux, à ne citer que la trippante New Test Leper, l’énergétique So Fast, so Numb et la sublime Electrolite qui clore l’album d’une façon magistrale.

En octobre 97, le quatuor devint un trio après que Bill Berry quitte à l’amiable le groupe. Les membres restant ont choisi de continuer le chemin tout en s’ouvrant aux sons électroniques sur l’album Up, une décision mal appréciée par les fans de longues dates, et qui pourrait être comparable à la réaction des Fans de Metallica après la sortie de Load. Mais l’album ne marque pas quand même un changement drastique, puisque en plus de l’incorporation d’effets électroniques et l’utilisation de la boîte rythmes, le groupe continua à sortir des chansons énergétiques attrayants et des ballades affectueuses à l’image de Daysleeper ou At My most Beautiful qui constitueront par la suite des moments phares des concerts du groupe. Up est un album de rêverie doux qui nous porte avec les paroles poétiques de Stipe vers un 21ème siècle mystérieux mais prometteur, comme l’aurait chanter sur Walk Unfraid.

3 ans après la sortie de Up, R.E.M. fait son grand retour aux racines avec Reveal, un album qui a reçu plusieurs critiques négatives, sauf qu’il est du genre qui se bonifie avec le temps et les écoutes. Après quelques années Reveal est devenu un album très appréciable pour les fans, sauf que quelques chansons manquaient énormément d’inspiration. Cet album aurait pu être un parfait EP si le groupe avait décidé d’inclure que l’immersif I’ve been High, All the way To Reno le sublime hymne de l’espoir,  qui serait la chanson préférée du groupe de Peter Buck, la formidable She just wants to be,ma chanson préféré de l’album surtout dans sa version live; Disappear où Michael Stipe cite Agadir et Taroudant, 2 villes qu’il affectionne et qu’il a déjà visité. L’EP pouvait être clôturé par Imitation of Life, formidable chanson qui nous rappelle le début du succès commercial du groupe.

Le groupe désormais trio poursuit sa croisière avec Around The Sun, un album qui se voulait plus imposant que son prédécesseur, sauf qu’il serait probablement l’album de trop de toute la discographie de R.E.M.. Certes il contient de jolies chansons une poésie imparable sur quelques chansons, un engagement politique assez présent puisque l’album est sorti durant la compagne présidentielle américain, où le groupe soutenait publiquement John Kerry contre G.W.Bush; Mais Around The Sun manquait d’intimité et d’engagement musical du groupe par rapport aux autres albums. Si le morceau introducteur Leaving New York est une belle ballade mélancolique comme REM sait produire parfaitement, la suite de l’album est une succession de morceaux dépressives amers, ou de chansons expérimentales incompréhensibles comme la collaboration avec le rappeur Q-Tip sur The Outsiders -qui est pourtant une des meilleurs chansons de l’album-. Un disque flou à l’image de la pochette qui n’a pas découragé les membres du groupe à retenter leur chance pour reprendre leur place au sommet du Rock Alternatif.

Un pari largement gagné avec la sortie d’Accelerate en 2008, un album agressif qui marque un retour au son Rock, une sorte de Monster du 21ème siècle. Un album au tempo rapide comme si Buck, Mills et Stipe criaient qu’ils ne vielleront jamais et que R.E.M. a toujours la force et l’inspiration de nous proposer le meilleur du Rock alternatif, une envie discernée dès « Living Well is the best revenge« , un morceau supersonique et mélodique avec la symbiose magnifique entre la guitare saturée de Buck des grands jours, le son moelleux du clavier de Mills et la voix pénétrante de Stipe. Man-sized Wreath qui s’enchaîne avec  la même allure, s’en suit l’excellent Supernaturel Superserious, premier single de l’album et qui marque l’incroyable retour du groupe au devant de la scène musicale, avec Hollow Man avec son refrain tonique. L’album est orné par quelques titres plus calmes, des ballades country comme Houston et Until the day is done au milieu de morceaux onduleux limite Punk. Une ambiance effervescente qui rend Accelerate un disque de renouveau, où les membres du groupe scandent  » We still can Rock! » à la plus grande joie de leurs fans.

En 43 minutes, R.E.M. chantait son testament aux millions de fans à travers le globe, avec un album aux sonorités résonnantes, une verve intarissable, une production qui ne laisse aucune tâche et un choix de chansons minutieux sans aucun superflux. Collapse into now résume l’éclectisme de la musique de R.EM., entre le Rock solide de All The Best ou Mine Smells Like Honey, la pop esthétique d’Uberlin, les paroles poétiques, et un folk Rock parfait à l’image de Oh my Heart, sublime ballade mariant douceur de la mandoline et son promenant de l’accordéon avec une harmonie élégante en refrain entre les voix de Stipe, et la voix sous estimée de Mike Mills, avec la participation d’Eddie Vedder et de Patti Smith. Le quinzième album du groupe où les membres du groupe apparaissent pour la première fois sur la couverture est un cadeau aux fans, un disque abouti qui termine en beauté une carrière fructueuse et impressionnante de plus de 30 ans, et qui montre que les 3 membres restants n’ont jamais perdu la passion de produire de la bonne musique, et aussi un message subliminal de vivre le présent et ne pas se soucier de futur, un futur qui serait sans R.E.M.

En 32 ans de carrière, R.E.M. a connu la difficulté des débuts, les tournées dans les petits clubs d’Amérique, le succès mondial fracassant, la rupture, la déception et surtout la joie de se produire devant un public enthousiaste et fidèle, car même devant des milliers de  personnes, les concerts du groupe étaient intimistes où les membres partageaient leur passion et sentiments avec le public et produisaient la plupart du temps des prestations meilleures que les versions des albums. R.E.M. avec toute la diversité de sa musique garde une marque reconnaissable sur tous les albums, le groupe  qui mérite son inhumation au Panthéon du Rock a expérimenté le son pop, le Folk, country, la musique électronique, et a même effleuré le Punk tout en les incorporant dans une mélodie propre au groupe minimaliste et attrayante. Le groupe qui a atteint le summum du succès commercial n’a jamais renié ces principes, et est resté fidèle à son esprit primaire valorisant l’art et la liberté d’expression à l’argent, ils ont insisté sur la propriété complète de leur oeuvre au moment de la signature du contrat avec Warner Bros, ils ont toujours produit ce qu’ils voulaient sans se soucier des tendances et des pressions des maisons de disque, au point de refuser une tournée de promotions de ces deux plus grands succès commerciaux Out of Time et Automatic for the People. R.E.M. est un symbole de « l’intégrité intellectuelle » rarissime d’un groupe qui n’a pas peur de prendre des positions et qui les assume, tout en produisant une musique séduisante, raffinée et intelligente qui fait danser le corps, chavirer le coeur et interpeller le cerveau.

Le guide détaillé vers l’oeuvre de R.E.M. #1

Après 3 ans d’hésitation et suite à l’insistance de ma très chère amie Zineb – à qui je dédie cet article – j’ai enfin décidé d’exprimer mon idylle pour un monument du Rock alternatif, et de vous faire découvrir de ma propre façon R.E.M. comme c’était le cas avec plusieurs de mes amis qui étaient initiés à la poésie de Stipe et à la musique énigmatique mais mélodieuse du groupe.

Le 21 septembre 2011, le groupe annonce sur son site son arrêt d’activité, alors qu’il venait tout juste de sortir son quinzième album studio, que les critiques analysaient l’album, que les fans s’appatientaient de revoir les membres du groupe sur scène, et alors que je rêvais d’assister à un de leurs concerts après avoir écouter toutes leurs discographies. Difficile de digérer une telle nouvelle, mais après réflexion, le texte de l’annonce était l’ultime expression d’un amour mutuel qui relie le groupe à sa base fidèle de fans, une éloquence de respect envers ses principes et son oeuvre de 31 ans. Car R.E.M. n’est pas seulement un producteur de chansons, mais un véhiculateur d’idées et de principes, un groupe qui se respecte et qui chante pour partager sa passion. Une séparation à l’amiable, sans tracas, sans tragédie, et qui laisse tout le monde triste mais tranquille.

31 ans auparavant, 4 jeunes musiciens originaires d’Athènes, Atlanta, vivaient leur petit rêve, circuler en van et chanter devant un public de plus en plus nombreux. Un groupe d’Indie avec un éthique Punk, qui voulait prouver son talent à chaque personne présente. Un esprit qui va rapidement donner ces fruits à la sortie du premier Single « Radio Free Europe » qui reçoit l’éloge du New York Times, et qui sera l’ouverture d’une carrière qui commencera officiellement avec la sortie  de leur premier album Murmur,un album mystique et attrayant à la fois. Les mélodies simplistes de Peter Buck marient à merveille le chant marmonnant et pénétrant  de Stipe, avec la présence du rythmique de Bill Berry, de la basse persistante de Mills et surtout son harmonie magique en voix avec Stipe qui n’est pas très mise en évidence mais qui constitue une des marques du groupe sur tous ces prochains albums. Tous ces ingrédients ont fait de Murmur un vrai succès critique au point de dépasser Thriller et War au classement des meilleurs albums de The Rolling Stones Magazine. La basse consistante sur Radio Free Europe, le chant mystique sur Pilgrimage, la musique simple et juste de Laughin, la mélodie de Talking about the passion, la tonalité mineur de Perfect Circle, et le refrain dansant de Sitting Still, sont tous de marques qui vous initieront à l’amour de REM.

Un an seulement après, le groupe sort Reckoning, un album chaleureux qui marque une intimité spéciale entre la variété impressionnante des sentiments et humeurs véhiculés sur les 10 chansons le composants. Un album plus raffiné côté production, mais qui ne fait pas perdre la magie de la simplicité mélodique du groupe, du mystérieux chant de Stipe, et la beauté intrigante des paroles qui touchent aussi bien le coeur que le cerveau. Reckoning est un des albums les plus chéris par les fans puristes du groupe, en écoutant « Don’t go back to Rockville » vous allez comprendre cet aspect intimiste du disque, comme si R.E.M. s’invite à tes oreilles pour te faire un concert pour toi seul.

Le folie créatrice de R.E.M. n’a pas ternie après la sortie de ces deux joyaux, elle a produit ensuite, un album qui marque un léger changement, des arpèges acoustiques et accords mineurs simples à une utilisation plus marquantes de l’orchestre, les paroles sont moins énigmatiques mais le chant l’est toujours. Fables of The Reconstruction est un album langoureux, mélancolique très affecté par l’humeur morose des sessions d’enregistrement à Londres, ou les membres du groupe se sentait dépaysés de leur Sud américain. Des suggestions des chansons ? Ecoutez tout l’album mais si vous avez à choisir 3 chansons, ça serai Maps and Legends, le merveilleux Driver 8 et Can’t Get There from Here pour sa ligne de basse.

S’en suit Lifes Rich Pageant, que je recommande vivement à toute personne voulant découvrir la musique du groupe aux années 80. Un chef d’oeuvre qui réunit parfaitement la rage du Rock, l’ambiance dansante de la Pop, chaleureuse du Folk et surtout des paroles engagées qui feront de quelques chansons de l’album des hymnes d’écologisme, notamment « Fall on me » qui peut être considérée comme une des meilleures chansons du groupe avec le tandem magique des voix de Stipe et Mills en refrain, et  la musique élégante. Sans oublier l’énergétique Begin to Begin, Cuyahoga et The Flowers of Guatemala, et surtout cette perle folk de Swan Swan H.

Après le succès commercial et critique du précédent album, R.E.M. sort Document, un disque très Rock avec la présence imposante de la guitare électrique de Buck, avec des riffs plus lourds, et l’énergétique jeu de Bill Berry à la batterie, s’ajoute à ça des paroles à fortes connotations politiques s’indignant de la politique néo-impérialiste de Reagen. The one i Love marque le premier vrai succès commercial du groupe en se plaçant au Top 10 des Singles, mais l’album contient bien plus de belles chansons, comme Finest WorksongWelcome to the Occupation, ou It’s the End of the World as We Know It (And I Feel Fine) qui est indéniablement un des classiques du groupe.

Après le succès de Document, le groupe signe avec Warner Bros pour mieux s’exporter en Europe mais en ne cédant pas à la cupidité, puisque le contrat était très avantageux au groupe qui reste entièrement détenteur de ces chansons. Avec les chansons Pop/Rock dansant et joyeux de Pop Song89 et Get Up, le Rock d’Orange Crush, les racines Folk sur You Are the Everything, The Wrong Child et Hairshirt qui marque le début d’utilisation de la mandoline qui sera un instrument de marque sur les prochains albums, et la présence de titres à fort engagement politique comme Stand et World Leader Pretend qui montre que le groupe reste libre dans ces pensées et a tout le courage d’exprimer ces idées politiques au monde entier. Green était un nouveau départ de R.E.M. vers de nouveaux horizons mais sans perdre l’essence, un esprit Punk exprimé en mélodies Pop/Rock mariés au Folk sudiste.

R.E.M. a attendu 3 ans pour émerger d’une façon explosive sur la scène Pop mondiale et devenir un groupe international avec la sortie de Out of time, un album intemporel qui combine la pureté de l’esprit du groupe à l’ouverture vers l’autre. Du début Funk de Radio Song, à l’énormissime Losing my Religion qui est ma chanson préférée de tout les temps avec son intro de mandoline, ces mélodies simples et efficaces et le message d’amour subliminal qui ajoute du charme à ce chef d’oeuvre. L’album contient d’autres morceaux qui valent le détour, que ça soit le joyeux Shiny Happy People, la balade Folk sublime Half A world Away, Texarkana avec la basse qui charme et le Mike Mills qui nous montre qu’il peut vraiment chanter une chanson à lui seul, et enfin cette balade mélancolique et poétique de Country Feedback, chanson préférée de Michael Stipe.

Retrouvez la suite de l’article le jeudi 

Mais pour le moment, savourez une playlist de quelques morceaux soigneusement sélectionnés des 7 premiers albums du groupe.

Playlist : le Roi de la Pop

Il y a 6 ans, Michael Jackson nous a quitté. Ce natif de Gary qui a commencé sa carrière très jeune au côté de ses frères, avant de briller en solo et devenir un des plus grands artiste de l’histoire de la musique.

le 25 juin 2009, les millions de fans du Roi de la Pop ont été traumatisés par l’annonce de la mort subite de leur idole, à l’âge de 50 ans. En un demi siècle Michael Joseph Jackson a connu le succès, que très peu d’artistes contemporains peuvent réussir. Il a vendu ces albums a un milliard d’exemplaires, dont Thriller, l’album qui détient à ce jour le record de l’album le plus vendu de l’histoire. Il a conquis  le coeur des fans au monde entier. Il a chanté de la soul, du funk, du rock, et il a perfectionné la pop. Un artiste complet qui a su manier une voix magique, une présence sur scène inégalable, un choix de chansons précis, et un talent de danse incomparable. Il a aussi connu plusieurs moments difficiles, comme toute star, mais il a réussi à chaque fois à les dépasser et il a combattu au dernier moment pour rester tout proche  de ces fans. Sa mort soudaine a suscité la naissance de plusieurs théories, ce qui a rendu sa légende encore plus tenace.

Je vous propose une playlist qui retrace la carrière du Roi de la Pop, depuis les Jackson 5, en passant par des extraits de ces albums solos – comportant bien sûr ces plus grands succès – et aussi des titres des albums posthumes, car même après sa mort, Michael Jackson est toujours sur le sommet des ventes de disques à chaque sortie d’un de ses albums. J’ai aussi choisi que ça soit en vidéo, pour présenter les différents aspects du talent de cette légende, car ces clips étaient de courts métrages bien ficelés, où on la bonne musique nous fait bouger et qu’on essaie de danser comme Michael.

Repose en paix Michael Jackson !

Playlist : Oriental covers

La musique occidentale s’est beaucoup imprégnée des sonorités orientales pour enrichir ses mélodies. Dans un autre sens, beaucoup d’artistes du moyen-Orient s’inspirent de la musique occidentale, et des fois ce mélange peut donner naissance à des bijoux sonores.

Sur cette playlist, je vous propose une sélection de reprises orientales de titres très connus. Des adaptations où le luth accompagne la guitare et où les tambours remplacent la batterie. Vous trouverez des tubes de Rock, Blues, Punk et Pop chantés en arabe ou anglais avec une touche purement orientale, par des artistes originaires de l’Iran au Maghreb.

Rachid Taha – Rock The Casbah

Par son esprit, sa façon de chanter et son aptitude sur la scène, Rachid Taha est plus proche du Punk Rock qu’autre chose. Il se définit lui même comme étant un rockeur. Sur son album Tékitoi, le chanteur algérien rend hommage à ces idoles, The Clash, avec une reprise majestueuse du classique Rock The Casbah, en arabe et avec des instruments orientaux. Sur cette vidéo, Rachid Taha est accompagné par Mick Jones, le guitariste des Clash qui a énormément apprécié cette version unique. Joe Strummer serait du même avis s’il était vivant.

Orchestre National de Barbès – Sympathy for the devil

Un des précurseurs de la fusion maghrébine, l’orchestre national de Barbès nous offre une version envoûtante de Sympathy for The Devil des Rolling Stones. Peu d’artistes ont eu le privilège d’avoir le droit de reprendre une chanson des Stones, l’ONB a pu l’acquérir et produire une version Rai-Rock énergétique et exotique.

Hayajan – Comfortably Numb

le groupe Hayajan et son leader Alaa Wardi (oui, le lien avec Pink floyd est assez naturel) nous offre une version hallucinante du chef d’oeuvre Comfortably numb. Avec la voix enivrante de Alaa et la maîtrise musicale des membres du groupe, cette version nous transporte au monde psychédélique des Pink Floyd sur des vagues de poésie arabe.

Shefita and Sebbaba – Karma Police

Une reprise originale du morceau de Radiohead, interprétée par le duo israélien Shefita and Sebbaba qui ont complètement métamorphosé la chanson. Le résultat est plutôt impressionnant et charmant.

Farhad Besharati – Hotel California

L’artiste iranien Farhad Besharati a donné un autre aspect au titre des Eagles en le jouant sur le Kanun, un instrument purement oriental qui a ajouté de la magie à un morceau qu’on croyait parfait. 

Natacha Atlas – I put a spell on you

Avec ses reprises, Natacha Atlas a réussi à rapprocher l’occident de l’orient par le biais de la musique. Sa version du classique du Rythm & Blues « I put a spell on you » est l’exemple du savoir faire de cette artiste d’origine anglo-égyptienne. On a droit à une belle chanson du Percusion & Blues.

Mahmut Abi & Sevda – Yesterday

Après le Maghreb, l’Iran et l’Arabie, on découvre une reprise qui nous vient de la Turquie du célèbre morceau des Beatles Yesterday.

Ahmed Alshaiba – Smooth Criminal

Vous connaissez sans doute la reprise Rock d‘Alien and farm de Smooth Criminal, aujourd’hui vous découvrirez la version arabe du classique de Michael Jackson. Le luth et la percussion orientale insuffle un goût différent à la chanson qu’on savoure d’une autre façon.

MC Rai – Everybody Hurts

J’ai beaucoup écouté ce morceau de R.E.M. et je n’avais jamais pensé qu’on pourrait le reprendre de cette façon, une surprise agréable, à l’image de toutes les reprises de cette playlist.

Robert Plant and the Sensational Space Shifters – Black Dog

Robert Plant reprend son propre morceau d’une façon totalement différente. Au début j’ai pensé à mettre la version orientale de Kashmir, mais cette version de Black Dog est plus surprenante avec un rythme purement marocain.