Visa For Music : Les festivtés continuent !

Après une première soirée haute en couleurs, les showcases de Visa For Music.  14 groupes ont illuminé la soirée de la capitale avec des prestations festives et diverses à la salle de La Renaissance, au théâtre national Mohammed V et au Grand Comptoir. 

Salle de La Renaissance : 

La soirée a débuté avec l’artiste burkinabé Alif Naaba, un guitariste très connu dans son pays natal où il a reçu le prix du meilleur album au KUNDE – équivalent burkinabé des victoires de la musique – . Alif a charmé les quelques spectateurs présents à la salle avec les sonorités africaines traditionnelles, son jeu de guitare dynamique et ses paroles qui chantent l’Afrique, avec ses joies et déboires.

Le show de Alif Naaba a été suivi par le rappeur mauritanien Monza, une figure incontournable de la jeune scène urbaine mauritanienne. Artiste engagé, Monza intégre souvent des messages politiques et des revendications sociales et culturelles dans ses chansons. Vêtu d’un jacket du Che, Monza a scandé les revendications d’une jeunesse libre, émancipée et ambitieuse.

Un engagement politique qu’on retrouve chez Smockey, qui a vu son studio d’enregistrement se faire bombarder lors des tensions récentes en Burkina Faso, suite à son soutien aux manifestants. Mais cet épisode l’a rendu encore plus déterminé à faire entendre sa voix au monde ; chose qu’il a faite à Visa For Music, devant un public marocain qu’il l’a découvert.

Le public qui a commencé à affluer dans la salle, a dansé sur des rythmes provenant de l’Ouganda. Jemimah Sanu avec son groupe Unit 446 nous ont faits voyager aux sources du Nil avec une prestation énergétique et une voix magnifique.

Cette édition de Visa For Music rend hommage à Dissidenten, groupe allemand de plus de 30 ans de carrière, et un avant-gardiste de mixage des musiques Rock et électroniques avec les sonorités africains et surtout avec la musique marocaine. Dissidenten qui ont collaboré avec Lmchaheb, Nass El Ghiwan et Jil Jilala sont des habitués du Maroc depuis les années 80, et ont délivré une prestation mémorable digne de leur statut.

La soirée à la salle La Renaissance s’est terminée en beauté avec un concert magnifique du, tant attendu, Djmawi Africa. Ce groupe algérien a mis le feu sur scène avec un mélange parfait de Gnawa, Chaâbi algérois, Alaoui, Rock et Jazz. Toute la salle dansait à coeur joie sur le son du violon, les riffs de guitares, la percussion maghrébine qui  fait automatiquement déhancher et le Gumbri qui  laisse en trance. Djmawi Africa est ce genre de groupe qui brillent en live et qui donnent le meilleur d’eux même. En tous cas pour leur premier concert au Maroc, le groupe a gagné encore plus de fans et a prouvé que la musique dépasse les frontières politiques et réunit les peuples frères.

Théâtre National Mohammed V

La soirée au théâtre national Mohammed V a été entamée par Franco-méricain Worl Kora Trio qui réunit 3 continents à travers 3 musiciens qui ont bâti un petit monde à eux, et qu’ils l’ont partagé avec le public présent ravi de découvrir de nouveaux groupes, comme à l’accoutumée de la programmation riche et variée de Visa For Music.

Une richesse qu’on a apprécié énormément lors de la prestation Dos Medinas Blancas, un projet qui réunit la chanteuse espagnole Carmen Paris et marocaine Nabila Maane. Une prestation qui nous fait songer au glorieux temps de l’Andalousie et sa richesse culturelle. Des poèmes d’Ibn Baja, aux chansons traditionnelles espagnoles, le duo accompagné de guitares et percussions nous a offert un show gracieux.

Ensuite, Malika Zarra est montée sur scène pour nous exposer un exemple attrayant de multiculturalité avec une oscillante bien dosée entre musiques du Sud marocain et influences occidentales, au grand bonheur des oreilles du public assez nombreux présent au théâtre national Mohammed V.

Mon coup de coeur de la soirée est certainement la jeune chanteuse cap verdienne Elida Almeida. A tout juste 20 ans, cette jolie artiste a le talent et le charisme de conquérir le monde de la musique et devenir la nouvelle Cesaria Evora. Elida, qui a eu le support de plusieurs fans enthousiastes nous a offert un concert mémorable, entre balades sentimentales et danses capverdienne. Elle est l’exemple ultime de ces artistes que tu découvres lors de VFM et qui te charme au point d’en devenir fan.

La soirée a connu son point d’orgue, avec 2 concerts hétéroclites et colorés. Entre l’énergie et la joie africaine du Guinéen Moh!Kouyaté qui nous a délivré un mélange fabuleux de sonorités africaines, qui font bouger le corps et un Blues intense qui fait chavirer le coeur. Et s’ensuit la musique inivrante du duo bohémien : Ilhaam Project, avec leur musique tripante, la voix pénétrante de Nina et la musicalité méticuleuse d’Omri qui allie son acoustique aux effets électroniques hypnotisants.

Pour les plus « fêtards », ils avaient rendez-vous au Grand Comptoir pour le show de La Bronze, qui a connu recemment un grand succès grâce à sa reprise en arabe de Formidable. Puis avec le DJ Mood Du Mahmoud qui a fait danser le public présent jusqu’aux aurores.

Visa For music continuera aujourd’hui avec un menu haut en couleurs, et on espère avoir plus de monde lors de ces concerts, contrairement aux concerts du jeudi.

 

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